Sarah

"Voyager seule au bout du monde peut être effrayant, mais vous ne le regretterez pas !"

Sarah, publié le 6 février 2020.
A propos de moi

Je m'appelle Sarah et j'ai 28 ans. Je fais actuellement un doctorat en sociologie à l'Université Catholique de Louvain.

A propos de mon voyage

Pendant mes études supérieures (à 22 ans), je suis partie au Paraguay et j’ai séjourné principalement à Asuncion, la capitale.

En quelques mots

Je suis partie au Paraguay dans le cadre de mes études de Master en Sciences de la population et du développement, afin de réaliser mon travail de terrain pour mon mémoire de fin d’études en sociologie. Ma promotrice n’avait pas été très enthousiaste quant à mon choix de destination, car elle ne connaissait personne sur place pour m’accueillir. Alors, j’ai fait les démarches moi-même. Je tenais trop à ce projet ! J’ai contacté un centre de recherche sur place et le professeur qui en était le directeur a accepté de m’accueillir et de m’encadrer. Je me suis donc envolée pour le Paraguay, sans vraiment savoir à quoi je devais m’attendre et pour le coup, sans aucune certitude quant à mon accueil sur place ! Une fois arrivée sur place, j’ai très vite su prendre mes marques parce que j’étais entourée d’habitants locaux qui me refilaient tous leurs bons tuyaux. Chaque jour, je me rendais au centre de recherche ou à la bibliothèque de l’université pour bosser sur ma revue de la littérature. Une fois que j’ai été prête, j’ai commencé les entretiens avec les personnes de contact que j’avais sur place, j’ai fait plusieurs petits séjours en dehors de la capitale avec une personne de contact afin de rencontrer d’autres personnes encore. J’ai assisté à des conférences, rencontré des spécialistes sur place, etc. En termes de loisirs, je passais beaucoup de temps avec les étudiants de l’Université et les voyageurs internationaux qui posaient leurs valises dans l’auberge où je résidais.

Les premières semaines

Les premières semaines ont été un peu difficiles. L’idée était de trouver un appartement que je pouvais louer pour la durée de mon séjour – en d’autres termes, c’était mission impossible ! Après réflexion, j’ai négocié avec l’auberge de jeunesse où j’avais pris mes quartiers le prix d’une chambre individuelle pour mes 3 mois sur place et je suis restée là. Ça m’a rassurée de ne pas me retrouver toute seule dans un appartement et j’ai pu rencontrer énormément de gens !

Ce qui m’a plu

Ce qui m’a plus avant tout, ce sont les gens ! J’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes d’horizons différents. J’ai rencontré beaucoup de locaux qui vivaient en dehors de la capitale dans le cadre de mes entretiens, j’ai rencontré plusieurs professeurs et chercheurs qui enseignaient à l’Université d’Asuncion qui m’ont permis d’assister à leur cours et m’ont ouvert énormément de portes, je me suis liée d’amitié avec plusieurs étudiants en sociologie qui étudiaient dans cette université et qui m’ont fait découvrir le militantisme et m’ont ouvert à une autre façon de voir la vie, la recherche, la politique… J’ai aussi rencontré beaucoup d’internationaux dans l’auberge où je résidais et, notamment parce que j’y suis restée plusieurs mois, je me suis également liée d’amitié avec le staff qui y travaillait ! On soupait ensemble, on organisait des soirées à l’auberge ensemble. Il y aurait encore beaucoup de monde à citer, mais quoi qu’il en soit, ce sont les gens que j’ai rencontrés qui ont fait de mon voyage une réussite !

Comment gérer le homesick ?

Occupez-vous, ne restez pas seuls et sortez avec les gens que vous avez rencontrés sur place ! Ne dites pas non à ce que l’on vous propose, car on risque de ne plus vous inviter, vous aurez suffisamment d’autres moments pour vous retrouver seuls si vous le souhaitez ! Ou alors, prenez un bon bouquin, baladez-vous dans la ville dans laquelle vous êtes, repérez un coin sympa (café ou autre), installez-vous-y, prenez un petit quelque chose à grignoter qui vous fait plaisir ou vous rappelle chez vous et observez ce qu’il se passe autour de vous ! Imprégnez-vous de l’ambiance, des gens, de la culture et, qui sait, peut-être que vous ferez même de nouvelles rencontres !

Un conseil pour s’intégrer ?

Personnellement, j’ai développé des petites « routines », sans vraiment en être consciente, mais qui m’ont fait me sentir petit-à-petit que j’étais intégrée. Je me rendais régulièrement dans le même petit café pour lire, je me rendais à l’université, j’allais à la même épicerie du coin plusieurs fois par semaine, j’empruntais les mêmes trajets pour aller au centre de recherche pour travailler. Les personnes qui y travaillent ou qui ont l’habitude de s’y rendre aussi ont commencé à me reconnaitre, à s’habituer à moi, à me saluer. On a commencé à papoter et a créé des liens au fil du temps. Ça m’a permis de me sentir un peu « chez moi » et puis surtout, j’avais l’impression de m’être fait des allié.e.s sur qui j’aurais pu compter si quelque chose arrivait ! Je me sentais en sécurité et entourée.

Bref

C’était la première fois que je partais aussi loin et aussi longtemps totalement seule ! Et si je devais leur refaire, je n’hésiterais pas une seconde ! Ce voyage m’a permis de voir que j’étais plus forte et plus indépendante que je ne le pensais.

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Chloé en mode nomade

AfriqueEuropeExpériencesTravailler et/ou voyager à l'étranger - 7 mois

Quand j’ai eu 25 ans, je suis partie voyager et travailler en Andalousie et au Maroc. J’avais le besoin de sortir de ma routine et découvrir la vie nomade.