Roxane, le chant et les émotions au Sénégal

« Mise à l’épreuve et rencontres ! »

À propos de moi

Je m’appelle Roxane, je suis une étudiante de 20 ans en double licence théâtre et histoire. Je suis aussi musicienne, je joue de la clarinette et je chante.

À propos de mon voyage

Je suis partie à Dakar et Saint-Louis au Sénégal pour explorer le chant et les émotions.

En quelques mots

Je suis partie avec l’aide de l’association Zellidja qui donne des bourses aux jeunes pour voyager dans un pays de leur choix et mener à bien un projet de recherche personnel. Je suis donc partie dans l’espoir de rencontrer des chanteurs puisque mon projet portait sur « le chant et les émotions ». J’ai contacté des musiciens un peu avant mon arrivée et j’ai commencé à organiser des interviews sur leur rapport au chant et à l’émotion. J’ai aussi assisté à des concerts et à des séances de répétition, et également à des enregistrements. J’ai donc passé 2 semaines à Saint-Louis et deux semaines à Dakar.

Se préparer au départ

Je pense qu’il faut absolument se renseigner sur le mode de vie sur place en prenant contact avec des gens qui sont allés là-bas. J’ai beaucoup utilisé Facebook pour avoir des infos et c’était très efficace !

Le choc des cultures

C’était très difficile au début, il m’a fallu énormément de temps pour m’adapter au Sénégal. C’est une culture très différente de la mienne, que je ne connaissais pas du tout, et je ne me sentais vraiment pas armée pour faire face à la solitude là-bas. En plus je me faisais souvent aborder dans la rue parce que j’étais étrangère, du coup je devais être constamment sur mes gardes. Par contre, j’ai été frappée très vite de la vie artistique sur place, et ça m’a émerveillée. Aussi, le rapport des gens à la colonisation m’a surpris parce qu’il était très fort, et je ne m’attendais pas à trouver autant de réactions face à ça aujourd’hui.

Ce qui m’a plu

J’ai adoré découvrir le rythme de vie et également rencontrer des musiciens. Saint-Louis est une ville très belle et très agréable pour se promener. Lorsque je rencontrais des musiciens, les interviews se transformaient souvent en discussion sur le sens de la vie, et c’est ce que j’ai le plus aimé ! On finissait souvent par discuter comme de vieux amis, et les différences culturelles s’effaçaient presque.

Comment s’intégrer sur place ?

Voyager seul, et surtout être humble quand on aborde les gens. En tant qu’européenne, française, blanche, j’avais une position très paradoxale par rapport aux habitants de cette ancienne colonie. Lorsqu’ils voyaient que j’en avais conscience et que je faisais attention à ne pas reproduire de domination raciale, les gens s’ouvraient plus, et c’était vraiment agréable d’en discuter avec eux. Du coup, il ne faut pas se braquer si l’on parle de colonisation ! Au contraire, il faut écouter, être modeste, et s’ouvrir à la discussion.

Bref

Aujourd’hui, grâce à ce voyage, je n’ai plus du tout peur de partir seule et de sortir seule dans la rue. Ça m’a donné envie de travailler sur l’Afrique dans mes études et de me renseigner sur le néo-colonialisme.

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