Léa

Une année unique, intense et riche en découvertes culturelles, linguistiques, gastronomiques et surtout de moi-même.

Léa, publié le 25 juin 2018.
A propos de moi

Je m'appelle Léa, j'ai 19 ans et j'étudie à l'université de Maastricht.

A propos de mon voyage

Je suis partie à mes 17 ans faire une partie de ma 2e rhéto en Australie, puis aux Pays-Bas.

En quelques mots

J’ai fait une seconde rhéto et j’étais en famille d’accueil. De juillet à décembre, je suis partie en Australie (dans la banlieue de Melbourne). J’allais à l’école en uniforme et j’avais des cours moins conventionnels (cuisine, droit, tourisme…). Le weekend, nous faisions des activités en famille : match de basket, visite au zoo, messe… En décembre je suis rentrée en Belgique pour 20 jours. Puis début janvier je suis partie pour les Pays-Bas. J’allais à l’école à vélo cette fois. J’ai essayé le handball et les échecs. Je faisais également des activités avec ma famille d’accueil : weekend à la mer, promenades, visite d’amis et de la famille…
Les deux semestres étaient complètement différents mais tous les deux enrichissants. J’ai vraiment adoré d’avoir eu l’opportunité de découvrir deux destinations, deux cultures, deux familles d’accueil, deux langues, deux modes de vie…. Certes il a fallu que je m’intègre deux fois mais les découvertes en valaient la peine.

J'ai été surprise par...

La gentillesse de mes familles d’accueil m’a positivement surprise. Ces familles n’étaient pas payées, elles m’accueillaient volontairement et elles m’ont toujours incluse dans leurs activités. Et sans elles je sais que mon année ne se serait pas aussi bien déroulée. De plus, j’ai eu la chance de partir en vacances avec chacune de mes familles d’accueil, c’était vraiment généreux de leur part. J’ai fêté mes 18 ans en Australie et ma famille d’accueil a vraiment fait de ce jour un jour spécial pour moi, et ce, même si je n’étais pas vraiment leur fille.
À l’école en Australie, ils y avaient énormément de personnes asiatiques (plus de 50%) et très peu d’Australiens. Au début j’étais un peu déçue, car j’allais en Australie pour découvrir la culture australienne. Mais finalement, c’était bien plus enrichissant et je me suis fait des amis qui venaient d’Afrique du Sud, du Kenya, du Japon, de Sicile, d’Indonésie, de Chine, des Philippines… et chaque personne avait son propre vécu et sa propre culture.

J'ai moins aimé...

Dans les deux pays, j’ai été placée en cinquième secondaire parce que les rhétos terminaient beaucoup plus tôt l’année scolaire et étaient et moins disponibles à cause de leurs examens finaux. J’avais été prévenue de cette situation avant de partir mais ça a rendu mon intégration un peu plus compliquée, surtout aux Pays-Bas car il y avait vraiment deux ans d’écart avec les élèves de ma classe (en Australie seulement un an). Les élèves étaient très gentils avec moi, si j’avais besoin d’aide pour les casiers, trouver un livre… il y avait toujours quelqu’un pour m’aider mais on n’avait pas nécessairement les mêmes centres d’intérêt. De plus, aux Pays-Bas pratiquement tous les élèves avaient un travail étudiant après les cours, en plus de la pratique d’un ou plusieurs sports, du coup c’était moins facile pour se voir après l’école.

Mon retour?

Mon retour à la maison a eu deux facettes : d’une part, j’avais hâte de revoir ma famille et mes amis mais d’un autre côté, c’était difficile de quitter le pays d’accueil. Quitter l’Australie était plus compliqué car je savais que j’aurais moins de chance d’y retourner.
Quand je suis rentrée entre les deux destinations, c’est passé très vite. L’Australie me manquait mais d’un autre côté, j’avais aussi hâte d’aller aux Pays-Bas. Mes sentiments étaient très confus. Mais une chose est sûre, je voulais repartir car je savais que je n’avais rien de spécial à faire en Belgique et que j’avais un nouvel endroit à découvrir.
Sinon quand je suis rentrée définitivement, ça s’est bien passé, si ce n’est que c’est parfois perturbant de voir que les personnes restées en Belgique ont elles aussi vécu des expériences et de réaliser qu’on ne les connait plus si bien.

Bon à savoir

Vous entendrez beaucoup de personnes dire que partir un an faire une seconde rhéto c’est « perdre une année » mais pas du tout. Après cette année, vous en saurez beaucoup plus sur vous-mêmes et découvrirez énormément de choses et ça, ça n’a pas de prix. Peut-être que vous commencerez à l’université avec un an de retard sur les autres, mais après votre année vous serez bien plus autonome et adulte.
De plus, chaque expérience est unique et c’est inutile de comparer son année à l’étranger avec celle d’un autre, même si c’est tentant.

Bref

Je suis ressortie de cette expérience beaucoup plus autonome et sûre de moi. Cette année m’a vraiment permis de réfléchir à ce qui était important pour moi et de trouver ce que j’allais étudier (avant de partir, je n’en avais pas la moindre idée). Je me suis également améliorée en anglais et néerlandais et surtout j’ose parler. Je sais bien que je fais encore des fautes quand je m’exprime, mais ce que cette année m’a appris c’est qu’oser s’exprimer en faisant des fautes est nettement mieux que se taire pour éviter de faire des fautes (ce qui était un peu ce que j’avais retenu des cours de langues en secondaire).

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Pendant mes études supérieures (à 22 ans), je suis partie au Paraguay et j’ai séjourné principalement à Asuncion, la capitale.