Marguerite en secondaire au Canada

« Au pire on meurt ! »

À propos de moi

Coucou, moi c’est Marguerite. J’ai 16 ans, je continue mes études secondaires. J’ai beaucoup grandi grâce à mon expérience. D’ailleurs, la voici !

À propos de mon voyage

À 15 ans, je suis partie faire une partie de mes secondaires au Canada, en Alberta, à Red Deer, avec le programme Expedis.

En quelques mots

Je suis arrivée début septembre, avec un peu de retard à cause de mon permis d’études (merci covid :)), mais ça s’est super bien passé !

La première semaine a été assez compliquée parce que je n’avais pas encore d’amis. Je restais avec ceux de mes sœurs d’accueil, mais je sentais bien qu’on n’était pas dans le même état d’esprit. J’y ai vraiment été au culot, j’ai entendu parler d’un groupe se rassemblant au lunch et je leur ai demandé si je pouvais rester avec eux. Et ils m’ont super bien accueillie ! J’ai vu que c’était des gens avec qui je pourrais bien m’entendre. Le soir même, on est même allé à un match. Dès ce moment-là, j’ai super bien vécu mon expérience et le mal du pays est très rapidement parti !

J’ai pu découvrir tellement de choses, je sortais voir de nouveaux endroits dès que je pouvais. J’ai vraiment aimé l’ambiance super chaleureuse et accueillante. On se sent super bien dans cette ville et les gens sont toujours prêts à nous aider pour quoi que ce soit. Aussi, la ville est propre et jolie, il y a plein d’espaces verts et c’est toujours agréable de sortir.

J’ai rencontré tout un grand groupe d’amis qui étaient eux-mêmes étudiants d’échange de toutes les nationalités (dont des Belges). C’était vraiment un groupe incroyable. On s’est rapproché assez rapidement. C’est des gens avec qui j’ai encore beaucoup de contact et que je vois très régulièrement, encore maintenant (pour les personnes belges !).

Comment se préparer au grand départ ?

Franchement, tout ce qui est administratif est assez superficiel (les papiers à remplir par exemple). C’est important de s’y prendre à l’avance, oui, mais être soi-même prêt est, pour moi, plus important. Prendre le temps de bien se connaître, d’avoir confiance en ses capacités et en soi. Avoir conscience que ça va être parfois compliqué, mais qu’on peut y arriver. Il faut que tu réussisses à voir les choses d’une façon qui va te faire avancer. Savoir qu’est-ce que tu veux et ne pas en douter ! Y arriver avec pleine confiance et calme. Ça ne sert à rien de paniquer, ça ira dans tous les cas, tu trouveras toujours une solution !

Comment gérer le mal du pays ?

Je sais que c’est compliqué, car je l’ai vécu, mais il faut sortir ! Ne pas rester dans son coin et attendre que ça passe. Aller parler à ce groupe de personnes qui te semble cool et parler à la personne avec qui tu prends le bus tous les matins.

C’est dur quand on est plus timide, et je l’étais très fort quand j’étais plus jeune, mais fonce ! Au pire, dans quelques mois ils seront à des centaines de kilomètres de toi et tu ne les reverras plus jamais. Sors, découvre, et tu te rendras compte que ce n’est pas si mal au final !

Des bons plans pour financer ton voyage ?

J’ai eu de la chance moi, j’ai trouvé un job, j’ai été promener des chiens d’une de mes connaissances. Tu peux donc toi aussi trouver un job étudiant si tu as au moins 15 ans. Je sais combien on n’a parfois pas envie d’aller travailler, mais il faut penser à tout ce que tu pourras faire de cet argent plus tard. Et le toi du futur te remerciera amplement ! Je te conseille de mettre cet argent sur un compte épargne ou un compte où tu n’as pas un accès direct. Car si tu es comme moi, tu voudras l’utiliser pour aller manger tous les jours avec tes amis et ça partira vite. Alors que le but premier est d’économiser 😉

Si même en travaillant un peu tu n’arrives pas à gagner assez, il y a d’autres solutions ! Premièrement, tes parents pourront t’aider. Présente-leur le projet sérieusement et montre-leur que tu prends ça au sérieux. Que tu es prêt à sacrifier des week-ends pour travailler, et pour avoir de bons résultats scolaires (qui sont parfois nécessaires pour pouvoir partir). Après, tu peux toujours trouver des bourses. C’est tout à fait possible, il suffit de t’informer.

Comment s’est passé ton retour en Belgique ?

Ça a été assez compliqué je dois dire. Le décalage de maturité avec mes amies, les habitudes de famille à reprendre, l’école… On grandit beaucoup en faisant ce genre de voyage, on prend beaucoup de recul et on apprend à être bien plus ouvert. Donc, rentrer et voir que chez nous, malgré que nous ayons fort changé, rien n’a bougé, c’est bizarre. Aujourd’hui encore la vie canadienne me manque toujours autant, mais rappelle-toi de tous les souvenirs que tu as et vois le bon côté.

Bref

On retire vraiment beaucoup de choses de ce genre d’expérience. On apprend à mieux connaître nos limites et à savoir de quoi on est capable. On découvre beaucoup de choses qu’on ne pensait pas aimer, on découvre un tout autre environnement. On se voit évoluer durant ces mois à l’étranger, on prend en maturité et on grandit beaucoup ! C’est vraiment plein de choses positives que je ne pensais pas acquérir aussi jeune. Pour finir, c’est une expérience que je recommande à 100% à quiconque. Et n’oublie pas, au pire on meurt tous, vas-y fonce !

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