Émilie

Maturité, ouverture aux autres et souvenirs inoubliables

Émilie, publié le 18 juin 2020.
A propos de moi

Je m'appelle Émilie, j'ai 16 ans et je vis dans un village près de Bastogne.

A propos de mon voyage

Je suis partie suivre 3 mois de cours dans une école secondaire à Leuven, en Belgique.

En quelques mots

Ma famille et moi avions déjà accueilli plusieurs étudiants d’échange avec lesquels j’ai toujours eu une bonne relation et avec qui je suis restée en contact. En plus, j’ai toujours aimé voyager. C’est moi qui ai choisi de partir donc j’étais très motivée, mais l’année entre la décision de partir/l’inscription et le jour du départ est passée très très vite. Quand je suis arrivée au premier week-end d’accueil, avec tous les étudiants qui venaient en Belgique, j’ai beaucoup stressé. Mais j’avais de la chance parce que j’étais arrivée là en voiture avec mes parents, ce week-end se faisait à seulement 1h30-2h de chez moi donc j’ai pu leur dire au revoir là-bas. Je n’ai pas eu le sentiment de solitude qu’on pourrait, par exemple, avoir dans le train ou dans l’avion en partant. J’ai directement été prise en charge par les volontaires flamands qui étaient très gentils et qui m’ont amenée près de jeunes francophones. Ceux-ci sont d’ailleurs devenus de bons amis avec lesquels je parle encore aujourd’hui. Bref, ces premiers jours étaient chouettes, le cafard n’arrivait que le soir avant de dormir, mais je parlais avec mes proches à ces moments-là.

Ensuite, j’ai rencontré ma famille dans des circonstances un peu différentes que les autres, car elles étaient encore en vacances le jour où elles étaient censées venir me chercher. C’est pour ça que je suis restée une nuit chez une famille de volontaires avant qu’elles viennent me chercher là-bas. Les 3 mois sont ensuite passés très vite aussi. J’ai vécu plein de choses formidables et rencontré des personnes formidables. C’était une expérience sans aucun problème et j’ai bien profité.

Dans ma famille, il y avait une mère de famille et 3 filles qui avaient environ mon âge, je m’entendais très bien avec elles. Il n’y avait pas de wifi chez moi, ce qui me faisait un peu peur au début. Mais au final, ça m’a permis de rencontrer des filles qui avaient beaucoup d’activités pendant leur semaine et qui aimaient visiter des villes quand il y avait un jour de libre. J’ai fait beaucoup de choses avec mes 2 sœurs les plus proches de mon âge, la troisième était à l’université.

J’avais aussi choisi d’aller en Flandre pour avoir chaque année l’occasion de revoir mes proches flamands et c’est ce que j’ai déjà fait au moins 3 fois pendant les vacances suivantes.

Les premières semaines

On ne se sent pas vraiment chez soi, ce qui est complètement normal. Mais dès que je suis rentrée dans la maison où j’allais vivre 3 mois, j’ai tout de suite adoré ! Elles avaient préparé un très bon souper et même si je ne me sentais pas très à l’aise, j’ai passé une très bonne soirée. À la fin des grandes vacances, je me sentais déjà beaucoup plus proche de ma famille d’accueil. À la rentrée, je n’ai pas pu aller dans la même école que mes sœurs, car il n’y avait plus de place. C’était quand même un sacré désavantage, car je devais faire tous les jours près de 2 heures de bus. Mais dans cette école, j’ai pu me faire quelques bonnes amies. Ceux de ma classe ne me parlaient pas beaucoup, à part une fille avec qui je me suis liée d’amitié et qui m’a présenté ses amies. Les professeurs et les éducateurs m’aidaient beaucoup. J’aimais bien aller à l’école pour voir mes amies.

Des progrès en néerlandais

Les heures de cours de néerlandais imposées par mon organisme d’envoi avant mon départ ne m’ont pas vraiment aidées. J’avais déjà appris à l’école la matière que l’on a vue. J’ai surtout appris beaucoup en parlant néerlandais avec ma famille. J’ai été surprise que mon néerlandais ait beaucoup évolué en 3 mois alors que je partais avec des bases pas très stables.

De retour chez soi

Avec ma famille, c’était comme si on ne s’était jamais quittés. Mais avec mes amies, ça a été très difficile, car elles vivent toutes leur vie sans nous et que c’est compliqué de reprendre des habitudes, de rigoler à nouveau après 3 mois sans s’être vues. En plus, je faisais exprès de ne pas avoir beaucoup de contacts avec mes proches de Wallonie, car je savais que les 3 mois passeraient très vite et je voulais profiter au max. Et puis ma meilleure amie avait changé d’école, donc ça a pris du temps avant de se revoir à cause des examens et des vacances puis de l’école qui a repris. Au niveau de l’école, ça a été compliqué aussi, car je suis rentrée chez moi un jeudi matin et le vendredi j’étais déjà à l’école. Mais le pire c’est que j’ai dû commencer mes examens de Noël le lundi suivant.

Un conseil ?

Il ne faut pas partir si on n’en a pas envie et si c’est seulement pour faire plaisir à ses parents/sa famille. Sur place, il faut communiquer ! Dire quand quelque chose ne va pas, parler de ce qu’on vit mal, régler ses problèmes le plus vite possible.

Bref

J’ai la tête remplie de souvenirs géniaux et inoubliables et j’ai maintenant de nouveaux proches que je peux revoir chaque année.

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Je suis partie aux Philippines, dans la ville de Batangas-City, pour suivre une 1re année d’études universitaires en psychologie.