Clara

"Fait pas si frett’ icit’"

Clara, publié le 26 novembre 2020.
A propos de moi

Je m'appelle Clara, je suis artiste plasticienne et animatrice pour enfant. Constructrice de marionnette et masseuse à mes heures perdues. J'ai 29 ans, je viens du Condroz, mais vis depuis 10 ans maintenant sur Bruxelles.

A propos de mon voyage

Je suis partie avec une amie au OUF Festival, un festival de marionnette, à Montréal.

En quelques mots

Nous avons répondu à un appel de participation pour le ‘Ouf festival‘ et ils nous ont alors invités à exposer nos marionnettes et participer à la festivité via diverses activités (ateliers, etc.). Le festival a duré 10 jours, mais nous avons choisi de rester 3 semaines sur place. Pour découvrir aussi la ville, pour en profiter et rencontrer la sphère « marionnettique », aller voir d’autres spectacles et autres… Direction MONTRÉAL au Québec. On trouve un RBNB parfait, dans une coloc avec de belles personnes dans un quartier trèèès chouette et à seulement 20 min. du festival. On y rencontre une fille super qui vient de débarquer en ville et qui se retrouve à être notre « nouvelle partenaire » durant notre séjour.

Le Ouf festival, c’est 10 jours de scène ouverte à toute personne qui souhaite proposer sa courte forme de marionnettes, aboutie ou en cours de construction, et la faire découvrir à un public d’avertis ou non. Cette 6e édition était l’occasion pour nous de rencontrer de jeunes artistes en formation et/ou membres de compagnies de marionnettes confirmées.

Le festival se déroule dans un pavillon situé au milieu du Parc Saint-Viateur. Entouré d’un étang (gelé en hiver). Cet endroit, qui sert habituellement de vestiaire aux patineurs habitués ou non, se transforme le temps du festival en un lieu entièrement dédié aux arts de la marionnette. Il y rassemble 2 scènes aménagées et 2 scènes secondaires qui servent plus occasionnellement, ainsi qu’un espace réservé aux exposants et artisans et un espace-bar. Tout est dans un même bloc, ce qui permet une circulation aisée et invite les spectateurs à rencontrer un maximum de gens. Le bar est commun au Festival de Casteliers (festival international de marionnettes qui se déroule lui du 6 au 10 mars), ce qui crée un échange fluide entre les deux festivals et leur public respectif et étroitement lié.

Cet événement est principalement géré par des bénévoles, ce qui nous a permis d’effectuer l’une ou l’autre permanence afin de rencontrer de plus près les membres de l’équipe, pour la plupart faisant partie du milieu actif de la marionnette canadienne. Un espace s’est donc libéré pour que l’on puisse exposer nos créatures et proposer des ateliers de construction de marionnette avec ce que nous avions sous la main. Cette expérience nous a permis de faire de grandes rencontres, assez révélatrices quant à nos projets personnels. Nous avons aussi découvert la ville (que j’ai peu pu faire visiter à mon amie), les mets, les gens, la mentalité très « on y va on peut le faire, on est capable, c’est trop top ».

Ce qui m’a plu

Montréal est une ville vivante, active. Même sous 10m de neige, les gens sortent, s’amusent, s’activent. Ils sont aussi bienveillants, respectueux et de bonne foi ! Il y siège une très belle mentalité, très féministe et engagée avec des principes de respect que je rejoins – on ressent fort ça au OUF aussi ! Le fait que tout soit « possible » est très boostant et me retrouver parmi tous ces marionnettistes m’a remplie de motivation. J’ai du mal à percer dans le milieu et cette expérience m’a offert quelques outils en plus pour tenter l’aventure.

Des difficultés surmontées

J’ai dû apprendre à travailler à deux, à ne pas me sentir responsable des autres. J’ai dû aussi dealer avec les retours des gens, avec les commentaires, avec l’envie de faire plus, d’avoir envie d’encore plus de reconnaissance. Ah mon éternelle insatisfaction ! Alors j’ai pris sur moi, j’ai observé mon entourage, j’ai respiré, je me suis rappelé comme c’était bon d’être là, que je suis bien entourée… Et j’ai surtout COMMUNIQUÉ avec mes proches, avec ma partenaire, avec les copines là-bas, etc. Et ça, ça déverrouille tellement de choses – parler, se confier, être le plus sincère possible sans être dans l’accusation.

Ne pas s’obliger à voyager

Il est important aussi de ne pas voyager par « pression sociale ». Je me suis longtemps sentie « obligée » de voyager, car tout le monde le faisait, parce que c’est « comme ça qu’on grandit », que c’est important à notre âge, làlàlà… ». Je pense surtout que si tu es bien dans ta petite bourgade et que c’est ce qui te rend heureux, faut jamais se forcer. Même quand c’est en même temps une envie pressante au fond de soi, on a TOUTE la vie, on a le temps. Chaque chose en son temps. Les choses se mettent quand ça doit arriver.

Très important aussi de savoir que CHAQUE expérience est DIFFÉRENTE et donc il faut arriver à se faire son propre avis en restant droit dans ses bottes, honnête, face à ses PROPRES envies, besoins, idéaux et rêves…

Un bon plan à partager ?

Envoie-moi un mail si t’as besoin de bons plans ^^ Sinon il y a un groupe FB qui s’appelle « les Belges au Canada » qui est vraiment très chouette. Tout le monde a des expériences différentes et donc on trouve toujours une réponse à nos questions/requêtes. Par contre, si on n’a pas Facebook, il y a des blogs et autres. Sinon, KIJIJI c’est un bon site ou on trouve de TOUT : des rencontres, du boulot, des apparts ou colocs, des conseils, des fournitures… Bref, un « 2demain.be » un peu plus rempli et sophistiqué quoi ! Allez voir des blogs de voyageur, voir comment eux se débrouillent, ils ont toujours mille conseils.

Sinon, la bourse du Bureau International de la Jeunesse, Artichok, pour t’aider à financer ton voyage !

Bref

Le milieu de la marionnette est pour moi un univers qui m’épanouit grandement, qui m’intrigue et que je touche du bout des doigts depuis maintenant un moment, mais j’avais l’impression de seulement l’effleurer. Par le biais de cette expérience, par nos échanges, nos rencontres, j’en ressors tellement plus nourrie et épanouie. J’ai appris à pouvoir me laisser aller à mon art, à ne pas avoir peur de me lancer dans tout projet, quels qu’ils soient. Et qu’il est important de croire en ses rêves.

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J’avais envie de découvertes exceptionnelles, de gagner en maturité et de faire de nouvelles rencontres. Je suis donc partie suivre une partie de mes secondaires en Irlande.