Charlotte sur le chemin de Compostelle

« Le voyage c’est aller de soi à soi en passant par les autres »

À propos de moi

J’avais 29 ans quand je suis partie sur le camino Francés, mon premier chemin de Compostelle.

À propos de mon voyage

Un jour j’ai ressenti « l’appel » de ce chemin, alors j’y suis allée.

En quelques mots

Un jour, dans la cathédrale de Bayonne, j’ai vu un groupe de mecs, avec un sac à dos, bonheur aux lèvres qui faisaient tamponné leurs « credentials » (passeport du pélerin). Moi qui avait une vision mentale plutôt austère de ce chemin, ils ont complétement modifié ma manière de l’appréhender. Pourquoi ces gens marchent-ils des centaines de km? Comment le font-ils? Partent-ils seuls? Plusieurs années plus tard, je me suis sentie attirée avec récurrence par ce chemin. J’ai décidé de le faire… Et c’était l’une des plus belles expériences de ma vie.
Je suis partie seule, dans le but de marcher 900km de Saint-Jean-Pied-de-Port (en France), à Finisterre (une centaine de km après Compostelle). Le chemin traverse toute l’Espagne et les paysages sont incroyablement beau. Pas besoin de guide, il suffit de suivre le fléchage. J’ai marché 39 jours. Et je n’ai jamais été seule. Dès la sortie du train, j’ai fais des rencontres. La journée, chacun marche à son rythme et le soir, la plupart se retrouve à l’auberge pour partager les machines, les bons plans anti-ampoule, les courses, les repas, des moments d’échange. Les autres, qui ont un autre rythme seront recroisés sur le chemin ou pas. Ces moments de partage sont précieux et d’une rare intensité. Le chemin est un retour à l’essentiel. On marche avec sa maison sur le dos, sans aucun objets inutile puisqu’il faut porter son poids et la journée est rythmée par la marche, les repas, la douche, et le coucher. Peut importe le statut social, sur le chemin on est tous identiques.

Compostelle c'est quoi?

C’est une ville en Espagne, dans laquelle se trouve une cathédrale qui contient les reliques de l’apôtre Jacques. Il existe des chemins qui partent de partout dans le monde pour rejoindre cette cathédrale. Les chemins les plus connus et empruntés partent de France et d’Espagne. Au Moyen-Age, les motivations des pèlerins étaient surtout religieuses. Aujourd’hui, les raisons sont plus diversifiées. On peut emprunter le chemin parce qu’on a besoin de se retrouver seul avec soi-même, pour rencontrer ses croyances quelles soient religieuses ou spirituelles, pour vivre une aventure humaine, pour le tourisme, pour des vacances pas chères ou … Chacun a sa propre raison de faire le chemin.

Comment on s'y prépare?

Je dirais qu’une petite préparation physique est nécessaire bien que certains pèlerins avec lesquels j’ai marché ne s’étaient pas entraînés.
Pour moi le plus important réside dans le poids (max 10% de son poids) et l’essentiel du sac à dos et les bonnes chaussures de marche, chaussettes et de la crème anti-frottements pour éviter les ampoules.

Ce que j'ai aimé ...

J’ai aimé marché, j’ai aimé avoir ma maison sur le dos et changer d’endroit tous les jours. J’ai aimé les rencontres : des Italiens, une Allemande, des Espagnols, un Équatorien… J’ai aimé les moments de joie, les fous-rires, les moments difficiles qui permettent la solidarité et l’entraide, j’ai aimé les rencontres avec les locaux, j’ai aimé parler espagnol, j’ai aimé les lieux traversé… J’ai tout aimé.

Un moment difficile?

Le retour. Quand cette parenthèse s’arrête et qu’il faut retourner dans la vie réelle.

Bref

Si ce chemin vous appelle… Courrez-y! N’ayez pas peur, ce que vous allez rencontrer… C’est vous! 🙂

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