
Charlotte en Erasmus à Montréal
Je suis partie 5 mois à Montréal afin de réaliser mon stage de 3e année d’assistante sociale et suivre 2 cours à l’Université de Montréal.
Je suis partie à l’âge de 17 pour une durée de 10 mois. J’ai fréquenté une école secondaire où j’ai refait ma dernière année du secondaire (rhétorique). Je vivais en Colombie britannique au Canada, à Langley, dans une petite ville à côté de Vancouver. Mon objectif était d’apprendre l’anglais.
Je suis partie au Canada pour une année scolaire en immersion. J’ai vécu dans une famille d’accueil composée d’une maman, d’une soeur plus âgée et d’un frère plus jeune. J’avais également accepté un double placement et j’ai partagé cette expérience avec une étudiante italienne.
J’ai fréquenté une école secondaire canadienne où j’ai refait ma dernière année du secondaire, ce qui m’a permis d’améliorer considérablement mon anglais, aussi bien à l’école qu’au contact de ma famille d’accueil et de mes amis.
J’ai eu la chance de rencontrer des jeunes de nombreuses nationalités différentes et de découvrir la culture canadienne à travers de nombreuses activités et excursions, notamment à Vancouver, à Grouse Mountain et au ski.
Cette expérience m’a apporté bien plus qu’un apprentissage linguistique : elle m’a permis de grandir, de m’ouvrir à d’autres cultures et reste aujourd’hui l’une des plus belles aventures de ma vie.
Ma première semaine au Canada a été remplie d’émotions. Le moment le plus difficile a été de dire au revoir à ma famille et à mes amis à l’aéroport, mais l’excitation a rapidement pris le dessus ! J’ai voyagé avec d’autres étudiants belges qui partaient également à Vancouver, ce qui m’a permis de me sentir rassurée dès le départ.
À mon arrivée, j’étais impatiente de rencontrer ma famille d’accueil et de découvrir ma nouvelle vie. Après quelques jours passés avec ma famille et ma sœur d’accueil italienne, j’ai participé à une journée d’orientation à l’école avec les autres étudiants d’échange. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à créer mes premières amitiés. Très vite, nous avons commencé à nous retrouver et à découvrir les environs ensemble. Dans l’ensemble, j’ai très bien vécu cette première semaine, qui a marqué le début d’une aventure extraordinaire.
D’ailleurs, ce qui m’a le plus plu au Canada, c’est avant tout la richesse des échanges culturels. J’ai eu la chance de rencontrer des étudiants venus des quatre coins du monde, ce qui m’a permis de découvrir des modes de vie et des mentalités très différents du mien. J’ai également été très impressionnée par la beauté des paysages, notamment à Vancouver, où la ville est entourée à la
fois par l’océan et les montagnes, créant un cadre de vie vraiment unique et magnifique.
Ce qui m’a le plus surpris, c’est la différence de liberté entre les adolescents belges et ceux que j’ai rencontrés là-bas. J’ai notamment remarqué que beaucoup de mes amis canadiens de mon âge sortaient assez peu et avaient souvent des règles assez strictes, avec des couvre-feux et l’accord des parents pour la plupart des sorties.
Par exemple, même lorsque nous voulions aller à Vancouver, qui se trouvait à environ 1h30 de là où j’habitais, il arrivait souvent qu’ils ne puissent pas venir, car leurs parents ne les y autorisaient pas. Pour certains, c’était même la première fois qu’ils visitaient certains endroits sans leurs parents, uniquement entre amis. Cela m’a assez surprise, car en Belgique j’ai plutôt l’impression que les jeunes sont davantage encouragés à sortir et à être plus autonomes.
Une autre anecdote que je pense garder en mémoire toute ma vie s’est produite dès mon arrivée. Le lendemain matin, en me réveillant dans ma famille d’accueil, j’ai eu le réflexe de faire la bise à ma maman d’accueil pour lui dire bonjour, comme je le faisais en Belgique. Sur le moment, j’étais encore un peu endormie et je n’ai pas réfléchi au fait que ce n’était pas du tout une habitude au Canada.
J’ai tout de suite remarqué qu’elle a été surprise et qu’elle ne savait pas trop comment réagir. En réalité, là-bas, on se salue plutôt simplement avec un « bonjour », sans contact physique particulier. Avec le recul, ce moment m’a fait rire, car il montre bien les petites différences culturelles auxquelles on ne pense pas forcément au début et qui font partie de l’adaptation à un nouveau pays.
Mon retour du Canada a été la partie la plus difficile de l’expérience. Sur la fin de mon séjour, j’étais à la fois très impatiente de retrouver ma famille et mes proches, mais aussi consciente que cette aventure touchait à sa fin, ce qui me rendait assez nostalgique.
Les premiers jours de retour se sont bien passés grâce aux retrouvailles, mais j’ai rapidement réalisé que cette période était réellement terminée et que les personnes rencontrées là-bas étaient désormais très loin. Cette prise de conscience a été assez dure à vivre, et pendant environ un mois, j’ai eu du mal à m’adapter.
Avec le recul, je sais que je n’étais pas la seule dans cette situation : beaucoup d’autres étudiants d’échange ont vécu ça. Même mes parents ont été surpris de voir à quel point ce retour a été émotionnel difficile pour moi.
Pour bien se préparer à partir à l’étranger, je pense qu’il est important d’avoir une certaine maturité et surtout d’être prêt à sortir de sa zone de confort. J’ai pu voir que des personnes plus jeunes que moi avaient parfois plus de difficultés à s’adapter, même si cela dépend aussi beaucoup des personnalités. De mon côté, je ne me suis pas spécialement « préparée » de manière concrète. J’avais surtout une forte motivation : apprendre l’anglais. C’était mon objectif principal, et cela m’a aidée à relativiser les moments de doute ou les peurs, comme celle de ne pas trouver d’amis ou de ne pas s’intégrer. Avec le recul, je pense que le plus important est d’être ouvert à l’expérience, de se dire que ce sera parfois difficile, mais que c’est temporaire et que les bénéfices à long terme en valent largement la peine.
Pour gérer le mal du pays, je pense que le fait d’être bien entourée est essentiel. Avoir des amis sur place et créer des liens forts permet vraiment de mieux vivre l’éloignement. À l’inverse, je pense que le mal du pays peut être plus difficile si l’on reste isolé ou si l’on ne s’ouvre pas aux autres. J’ai aussi appris qu’il est important de rester ouvert à la culture du pays d’accueil et d’accepter les différences. Même si certaines choses peuvent surprendre au début, elles font partie de l’expérience et finissent souvent par être appréciées avec le temps.
Pour bien s’intégrer une fois sur place, je pense qu’il est important de se forcer, dans le bon sens du terme, à aller vers les autres et à créer des liens rapidement, notamment à travers des activités et des jeux organisés. Le plus important est vraiment d’oser, même si la langue ou la timidité peuvent être un frein au début. On réalise vite que tout le monde est un peu dans le même cas et que les autres sont généralement ouverts et bienveillants.
De mon côté, je me disais souvent que c’était une expérience limitée dans le temps et que je ne reverrais probablement pas certaines personnes, ce qui m’a aidée à ne pas avoir peur du regard des autres et à prendre plus d’initiatives. Par exemple, en classe, je n’hésitais pas à m’assoir à côté des Canadiens, à leur poser des questions et à engager la conversation. Finalement, la curiosité fonctionne dans les deux sens, car ils étaient aussi intéressés par nous, notre accent et notre culture.
Ce que je retire de cette expérience, c’est avant tout une grande capacité d’adaptation et une ouverture d’esprit beaucoup plus importantes. Vivre dans un autre pays, entouré de cultures très différentes, m’a appris à comprendre que chacun a une manière de penser et de vivre qui lui est propre. J’ai aussi énormément gagné en autonomie et en maturité, car j’ai dû apprendre à gérer mon quotidien seule, prendre des responsabilités et m’adapter à un nouvel environnement loin de ma famille.
Bien sûr, cette expérience m’a permis d’améliorer mon anglais, mais aujourd’hui ce n’est même plus ce que je retiens en premier. Ce sont surtout les rencontres, les situations vécues et tout ce que cela m’a apporté sur le plan humain et personnel qui restent les plus marquants.

Je suis partie 5 mois à Montréal afin de réaliser mon stage de 3e année d’assistante sociale et suivre 2 cours à l’Université de Montréal.

« Si l’on vous propose un voyage qui ne semble pas vous correspondre, il ne faut pas rester fermé. Ça ne peut qu’être une (très) bonne

J’ai vécu pendant un an, pour le travail, dans la ville de Palerme. C’est là que mon projet de voyage est né, grâce notamment aux
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